Le lexique maPlatine.com

Pour vous aider dans votre choix de platine vinyle, cellule Hi-Fi, préamplificateur phono ou encore accessoires, maPlatine.com a rédigé un tout nouveau lexique. N’hésitez pas à le consulter pour comprendre au mieux tous les termes techniques de la Haute-Fidélité.

A ; B ; C ; D ; E ; F ; G ; I ; L ; M ; N ; O ; P ; R ; S ; T ; U ; V

33 TOURS : Il s’agit de l’appellation la plus courante d’un disque vinyle de 30 à 25cm de diamètre. Sa lecture sur un tourne-disque vinyle doit se faire au rythme de 33,33 tours par minute.  Ce format a été commercialisé pour la première fois en 1949.

45 TOURS : Ces disques à microsillons en vinyle mesurent généralement 17cm de diamètre, cependant il existe aussi des « maxi 45 tours » de 30cm de diamètre. Ce format a été commercialisé en 1949 pour la première fois. Dans tous les cas, les 45 tours doivent être lus à une vitesse de rotation de 45 tours par minutes.

78 TOURS : Ce sont des disques vinyle de 25cm commercialisés de 1925 à 1960. Originalement conçu en Shellac, une substance issue de la sécrétion d’un insecte vivant Asie et mélangée à d’autres ingrédients de type ardoise, cire, coton… C’est vers 1960 avec l’essor des  33 et 45 tours que ce format a perdu un peu de sa notoriété.

A

ANTISKATING : Ce terme fait référence à la correction de la force centripète exercée sur la cellule, qui lors de la lecture pousse le diamant vers l’intérieur du disque vinyle. L’antiskating sert donc à corriger cette force et éviter une usure prématurée de l’intérieur du sillon des vinyles ainsi que sur le flanc intérieur du stylus lors de la lecture. Il doit être appliqué selon les spécifications des constructeurs de la cellule ainsi que du bras auquel il est associé.

Différentes solutions techniques innovantes ont été introduites sur le marché par les constructeurs au fil des années. Cependant c’est une méthode relativement simple à mettre en œuvre qui semble s’être le mieux démocratisé, il s’agit d’une tige en laiton armée d’un crochet, sur lequel on fait reposer un fil en nylon reliant une petite masselotte au bras de la platine vinyle. Cette solution est redoutablement efficace si elle est bien conçue et très simple d’utilisation.

On distingue tout de même d’autres moyens de correction de la force centripète tel que la répulsion magnétique, un système de ressort spiralé réglable par une molette.

A noter tout de même que certains bras uni-pivots de haute qualité se passent de cette correction, car c’est le câble à travers le bras de la platine vinyle qui joue le rôle d’antiskating.

 

AXE D’ENTRAINEMENT : axe autour duquel est positionné le plateau.

AZIMUT (OU TILT) : Il s’agit de l’angle entre le plan du disque vinyle et l’axe vertical de la cellule Hi-fi, on peut parler de l’inclinaison de la tête de lecture. L’azimut se doit d’être parfaitement horizontal pour éviter tout déséquilibre entre les deux canaux, une distorsion supplémentaire et une usure du sillon accrue.

Azimut

B

BANDE PASSANTE : La bande passante est un intervalle de fréquences que l’appareil est capable de traiter. Elle s’exprime en Hz et le premier chiffre indique la réponse minimum dans le grave et le second chiffre le maximum dans l’aigu.

BERILIUM : Élément métallique, blanc, très léger, fragile mais extrêmement solide (6 fois plus résistant que de l’aluminium).

BOBINES MOBILES : Les cellules à bobines mobiles (ou MC, pour Moving Coil) intègrent deux bobines fixées directement au cantilever, par opposition aux MM (Moving Magnet) dont c’est l’aimant qui est solidaire au cantilever. De ce fait, les deux bobines se doivent d’être beaucoup plus légères dans une cellule MC, ceci créant une meilleure réponse et une restitution sonore plus détaillée. Les cellules à bobines mobiles sont donc conçues avec une précision accrue, ce qui explique la différence de prix avec une cellule à aimants mobiles (MM). Cependant les audiophiles sont conquis par ces têtes de lecture pour leurs performances aussi bien mesurables que subjectives.

BORE : C’est un élément chimique issu de la famille des métalloïdes, extrait du borax et de la kernite. On s’en sert pour la réalisation de cantilevers haut de gamme.  Le bore est un élément très intéressant pour ses propriétés mécaniques, notamment  il a une note qui est de 9.5 sur l’échelle de dureté Mohs (en comparaison, aluminium 3 et diamant 10).

BORNES DE CONNEXION D'UNE CELLULE PHONO :  

Pour le montage d’une cellule Hi-Fi il est nécessaire de relier quatre fils du bras de la platine vinyle, aux bornes correspondantes sur la tête de lecture. 

Celles-ci sont souvent disposées ainsi :
‘’+’’ canal gauche : BLANC
‘’-‘’ masse gauche : BLEU
‘’+’’ canal droit : ROUGE
‘’-‘’ masse droit : VERT
Bornes de connexion d'une cellule phono

BRAS : Elément de la platine vinyle qui supporte la cellule hi-fi.

BRAS TANGENTIEL : A la place de décrire une courbe lors de la lecture, il décrit une droite (tangente aux microsillons). Son principe de fonctionnement qui, en théorie, est simple et totalement conforme à la gravure originale du disque, est en pratique complexe à réaliser. C’est pour cela que de nos jours très peu de marques en fabriquent.

C

CANTELIVER: On constate que l'équipage d'une cellule est constitué de trois éléments: la pointe de lecture (stylus), le cantilever et la suspension. Le cantilever est un bras de petite taille sortant de la cellule phono et soutenant le stylus. Son rôle est de transmettre fidèlement les vibrations captées par le diamant dans le sillon du vinyle, jusqu'à la partie mobile de la cellule. Il peut être en béryllium, en bore (Ortofon Cadenza Black), en rubis (Ortofon Cadenza Blue) et même en diamant (Dynavector). Cependant de nombreuses cellules, dont certaines parmi les plus prestigieuses, ont un cantilever en aluminium. Son profil est généralement cylindrique mais il peut aussi être conique.

cantilever

 

CAPACITE : Accumulation de charges électrostatiques entre deux conducteurs isolés l’un de l’autre. Elle se mesure en microfarad.

CELLULE : Il s’agit de l’organe utilisé pour la lecture d’un disque vinyle, son rôle est de convertir les oscillations mécaniques subies par la pointe de lecture en un signal électrique de faible tension.

CELLULE A AIMANT MOBILE : Le cantilever de ces cellules MM est agrémenté d’une paire d’aimants permanents de petite taille qui vont venir osciller près d’une paire de bobines (fixes) contenue dans la cellule. Durant la lecture d’un sillon les aimants entrent en vibration, cela induit un courant électrique dans les bobines qui est analogue au signal audio gravé sur le disque vinyle.

CHARGE : Ce terme technique désigne les caractéristiques de la cellule phono d’un point de vue électrique. On peut y voir notamment l’impédance de la cellule, sa capacité, etc… Et ce sont précisément ces paramètres qui détermineront le choix de l’étage de pré-amplification en vue d’une restitution la plus fidèle possible.

Pour rentrer un peu dans la technique, on peut assimiler une cellule à un circuit RLC (résistance, bobine, condensateur), cet ensemble a la propriété de réagir comme un filtre résonnant. C’est-à-dire que ce filtre accentue certaines fréquences et en atténue d'autres, ce filtre agit afin que la cellule Hi-Fi fournisse la réponse en fréquence la plus linéaire possible.

COMPLIANCE : Par opposition à la rigidité, la compliance est la propriété selon laquelle un matériau souple va être apte à se courber ou se plier sans se rompre. Toutes les cellules HI-FI sont équipées d’une suspension, et c’est donc la valeur de sa compliance qui attire notre attention. Une cellule phono à compliance élevée verra son potentiel pleinement exploité sur un bras léger et réciproquement, une cellule de faible compliance excellera sur un bras lourd. La compliance peut permettre d’obtenir la fréquence de résonnance d’un bras si on connaît aussi la masse de la tête de lecture et du bras de lecture. Les résultats sont optimisés pour des fréquences entre 9 et 13 Hz.

CONIQUE : Certaines pointes de lecture sont taillées selon un profil conique, améliorant la surface de contact entre le diamant et le sillon d’un disque vinyle. A l’inverse on retrouve les stylus de taille sphérique qui sont moins chers à usiner, et donc plus répandus sur le marché.

CONTRE-PLATINE : On désigne par contre-platine la partie où repose le puit de l’axe d’entraînement.

CONTREPOIDS : Contrepoids du bras de lecture ou Tonearm Counter Weight pour les anglophiles. Il sert à ajuster la force d'appui subie par le diamant d'une cellule, son usinage se doit donc d'être très précis.

COUVRE-PLATEAU : On doit impérativement l’utiliser avec tous les plateaux en alliage, en verre et en MDF. Il empêche que la résonance de ceux-ci soit transmise au disque. Il en existe en caoutchouc synthétique, en feutre, en liège, en cuir… La surface du couvre-plateau doit être suffisamment adhérente pour que le disque ne dérape pas.

D

DAMPER : Amortisseur qui sert à atténuer les vibrations induites par un élément vibratoire.

DIAPHONIE : On parle de diaphonie lorsque, sur une cellule, le signal du canal droit se chevauche sur le signal du canal gauche et vice versa. C’est-à-dire que des traces d’un premier signal restent audibles à l’écoute d’un second signal. On parle également de « bruit » et ce phénomène est souvent dû à l’existence d’inductions électromagnétiques.

DISTORSION : Déformation du signal, apportée par des éléments de mauvaise qualité ou défectueux se traduisant par une écoute imprécise, déformée voire désagréable.

DYNAMIQUE : Différence (en décibels) entre le niveau maximal d'un signal et son niveau minimal. Par extension, la dynamique d'un support est l'écart entre le niveau maximal qu'il peut enregistrer et son niveau de bruit intrinsèque.

E

EFFET DE PEAU : Appelée également effet Kelvin, c’est un phénomène électromagnétique existant pour tous les courants alternatifs. Lorsque la fréquence est élevée, le courant a tendance à circuler vers la surface des conducteurs. Plus l’on s’éloigne du contour du conducteur, plus la densité de courant décroit, ce qui augmente la résistance du conducteur. Cela signifie que le courant ne circule pas de manière égale dans le conducteur.

EFFET MEMOIRE : Un signal traversant un conducteur charge statiquement l’isolant de ce conducteur. Et le signal suivant s’en imprègne. Certains isolants sont peu sensibles à cet effet : l’air, la porcelaine, le téflon…

ELLIPTIQUE : La taille de la pointe de lecture peut aussi être de forme elliptique, c’est-à-dire que la tête subit d’abord une taille sphérique à laquelle on applique deux coupes. Ces deux coupes augmentent la surface de contact vertical et réduisent la zone de contact avant/arrière entre la pointe et le sillon d’un disque.  Ce profil Elliptique est une amélioration du profil sphérique, il induit une nette augmentation de la réponse en fréquences. La phase s’en retrouve donc plus stable et la distorsion est globalement réduite particulièrement en fin de lecture du disque vinyle.

EQUILIBRE DES CANAUX : Souvent présenté sous le nom de Channel balance, il s’agit de la capacité dont une cellule fait part pour reproduire identiquement un signal sur ses deux canaux. Cet écart peut être mesuré en décibels (dB),  dans le cas où cette différence est nulle, la lecture d’un disque monophonique provoquera un niveau de sortie parfaitement identique sur chacun des canaux. On en conclue donc qu’on écart de 0dB entre les deux canaux est préférable.  Il existe différents facteurs extérieurs à la cellule pouvant créer ce déséquilibre. D’un point de vue mécanique, ce défaut peut être issu d’un mauvais réglage de l’azimut, d’un alignement incorrect entre la cellule et le porte-cellule ou encore entre le porte-cellule et le bras de lecture, l’antiskating devra aussi être réglé attentivement.

D’un point de vue électrique, les problèmes de balance peuvent venir de plusieurs causes comme les câbles de branchement, le réglage du préampli stéréo, de l’ampli de puissance, du filtre des enceintes, ou encore de l’acoustique globale du local d’écoute.

 

 

EQUILIBRE TONAL : L’équilibre entre les 3 principaux registres (grave, medium, aigu).

EQUIPAGE MOBILE : Il s’agit d’un élément qui n’est pas solidaire du corps de certaines cellules MM, il comprend le cantilever et la partie mobile. Cet usinage est fait pour permettre un changement du stylus sans avoir à démonter la cellule phono d’une platine vinyle. Les équipages mobiles ne sont pas présents sur les cellules de type MC.

F

FORCE D'APPUI (TRACKING FORCE) : Il s’agit de la force que la cellule phono reçoit dans un plan vertical, perpendiculaire au disque vinyle. Son intensité est définie par le contrepoids. Pour une écoute dans de bonnes conditions, il est nécessaire que la tête de lecture reste constamment en contact avec les flancs du sillon afin que toute l’information gravée soit lue. Chaque cellule se voit attribuer par son constructeur une force d’appui optimale, mesurée en grammes. Cette information est souvent présentée sous la forme d’une fourchette allant de 2 à 4 grammes d’écart. L’usure de la tête de lecture peut être grandement accélérée par une force d’appui trop faible car si le stylus sort du sillon et rebondit, l’information gravée en sera grandement endommagée.

G

GAIN : Dans le jargon musical, le gain est aussi appelé amplification c’est-à-dire la capacité de votre système haute-fidélité d’augmenter l’amplitude du signal. Le gain se calcule généralement en effectuant le ratio du signal d’entrée sur celui de sortie et s’exprime en décibel.

I

IMPEDANCE :Tout circuit électronique à une aptitude à ralentir le courant électrique qui lui est propre, cette mesure se nomme l’impédance du circuit. On peut distinguer l’impédance dite « d’entrée » ou « de sortie  » d’un circuit électronique, la première désigne ce qui sera perçu par toute source connectée à ce circuit. Par opposition à l’impédance de sortie qui reflète l’impédance que chaque appareil connecté en sortie observera. Un résultat optimal de la restitution sonore s’effectue s’il y a un accord entre l’impédance d’entrée d’un préamplificateur phono et l’impédance de sortie d’une cellule HI-FI. Si cet accordage est infructueux, la connexion entre ces deux appareils agit comme un filtre sur le signal, qui ne se retrouve donc que partiellement restitué. Pour donner une idée, l’impédance d’entrée d’un préampli phono (impédance dite de « charge » de la cellule) doit être 10 fois supérieure à l’impédance de sortie d’une cellule phono.

L

LEVE BRAS : mécanisme qui relève automatiquement ou manuellement le bras de lecture sur lequel est fixée la cellule.

LP : Ce terme désigne Long Playing ou littéralement longue durée, il fait référence aux disques vinyles 33 tours de 30cm. Il a été présenté la première fois en 1948 par Columbia Records, et son usage a été généralisé dans l’industrie du disque vinyle durant la moitié des années cinquante. Le LP se dote de la stéréophonie à partir de 1958, et ce format reste incontournable jusqu’à ce jour. 

M

MC (MOOVING COIL) : Cellules hi-fi à bobine mobile, elles possèdent une technologie très performante mais sont beaucoup plus compliquées à assembler et donc beaucoup plus coûteuses. Cette technologie est réservée aux cellules hi-fi haut de gamme. Leur niveau de sortie est faible, généralement inférieur à 0.8 mV, elles nécessitent donc un préamplificateur phono adapté ou un transformateur. Cependant, certaines cellules MC sont dites haut niveau c’est-à-dire qu’elle sont surbobinées, une technique qui leur permet d’avoir un niveau de sortie élevé (généralement supérieur à 2mV) et donc de pouvoir s’adapter à tous les préamplificateurs phono standards. A noter que le diamant n’est pas interchangeable !

MDF : Panneau de fibres à densité moyenne

MM (MOOVING MAGNET) : Cellules hi-fi à aimant mobile, ce sont les plus répandues, les plus simples à fabriquer et donc les moins coûteuses. Leur diamant est interchangeable, leur niveau de sortie est généralement supérieur à 2mV et ce qui lui permet de s’adapter à tous les préamplificateurs phono du marché.

MONO (OU MONAURAL) : Un seul canal de transmission du signal audio est nécessaire pour reproduire un enregistrement monophonique. Il faut noter que tous les disques à microsillons ayant une date de parution antérieure à 1960 sont presque intégralement gravés en mono. Pareillement, tous les disques 78 tours sont mono.

MU-METAL (µ-METAL) : Cet alliage est composé de nickel et de fer, son intérêt réside dans ses aptitudes électromagnétiques. En effet, l’utilité de cet alliage est redoutable quand il est utilisé pour faire un blindage, notamment dans une cellule MC où il peut permettre d’isoler les champs magnétiques générés par les deux bobines mobiles elles-mêmes. Le mu-métal est souvent employé dans le but de blinder des transformateurs électriques traitant de faibles signaux, comme c’est le cas dans l’étage d’entrée de certains préamplis.

N

NEODYME : Il s’agit d’un élément chimique qui sert notamment dans la production d’aimants permanents de forte intensité magnétique. Son usage est assez courant dans la haute-fidélité, notamment quand on doit allier des dimensions réduites à un champ magnétique puissant.

NUE : Une pointe nue signifie que le diamant collé dans le trou du cantilever n’est composé que d’un seul morceau.  Contrairement au profil de pointes collées qui, elles, n’ont pas le diamant usiné d’une seule pièce.

O

OFC (OXYGENE FREE COOPER) : Cuivre désoxygéné 5N (cuivre désoxygéné à 99.999%) 7N (cuivre désoxygéné à 99.99999%) ou 9N (cuivre désoxygéné à 99.9999999%)

OVERHANG : il s’agit d’un réglage de l’avancement d’une cellule, sur le bras d’une platine vinyle. Ce réglage permet d’aligner parfaitement la cellule sur la tangente du sillon.

P

PALET PRESSEUR (CLAMP): Sa fonction est de maintenir le disque parfaitement plan sur le plateau.

PLATEAU : Partie de votre platine vinyle où vous posez le disque vinyle. Il peut être fait en différents matériaux : médium, aluminium, acier, acrylique…

PLEURAGE : déformation du son induite par un écart de vitesse entre l’enregistrement et la lecture sur votre platine vinyle.

PIVOT : Mécanisme permettant au bras de lecture de pivoter horizontalement et verticalement tout en minimisant les contraintes et les frictions.

PREAMPLI PHONO : Le rôle d’un préamplificateur phono est d’être apte à prendre en charge des signaux sonores de très faibles amplitudes. C’est-à-dire qu’il permet d’effectuer l’amplification d’un signal provenant d’une cellule phono en prenant soin d’apporter le minimum de distorsions possibles à la restitution sonore finale.

Il est presque toujours préférable d’opter pour un préampli phono dans son propre boitier, plutôt que d’utiliser l’entrée phono d’un ampli intégré, car la qualité de la restitution sonore y est grandement améliorée.

 

préampli phono

R

RAYON : Le rayon d’un diamant de cellule phono mesure une taille de l’ordre du micromètre (soit mille fois plus petit qu’un millimètre !). Dans le cas de profils bien spécifiques et complexes du diamant, on constate que la mesure du rayon devient obsolète ou du moins, elle serait trop complexe pour être exploitable aisément.

RCA : Câble de modulation ou phono utilisant des connecteurs aux normes dites RCA : le point central correspond au signal et le pourtour de la prise à la masse.

REPONSE EN FREQUENCE : Il s’agit d’une mesure permettant de juger de la qualité de restitution d’une cellule HI-FI lisant un signal sonore particulier. Ce signal commence par émettre 1 Hz, puis le signal balaye de façon continue toutes les fréquences audibles des plus basses jusqu’aux plus aigues. La réponse en fréquences n’est rien d’autre que le résultat de cette expérience, elle est souvent présentée sous la forme d’un graphique représentant l’amplitude en volt en fonction de la fréquence en hertz, et sa vocation est d’être la plus linéaire possible.

RESISTANCE : peut être un principe physique permettant d’atténuer le passage du courant électrique. La résistance peut aussi être un composant qui dissipe la chaleur par effet joule.

RIAA : Cet acronyme se lit Recording Industry Association of America, ou Association des Industriels de l’Enregistrement Américains. Il fait référence à une organisation interprofessionnelle ayant pour objectif de défendre les intérêts de l’industrie du disque vinyle aux États-Unis. Cette organisation fut formée en 1952 et elle a défini, après les débuts commerciaux des disques vinyles, une courbe unique de préaccentuation à la gravure et de désaccentuation lors de la lecture, ceci étant établi en 1954. C’est également cette organisation qui a elle-même défini le format du sillon d’un disque stéréophonique et les dimensions des disques eux-mêmes.

RIAA (COURBE) : Cette courbe d’égalisation s’applique à la gravure et à la lecture d’un disque vinyle, son rôle est l’optimisation de la qualité sonore, en prenant compte des propriétés mécaniques d’un disque vinyle. Cette courbe sert également à augmenter la durée de chacune des faces d’un disque, et à réduire l’usure du sillon.  L’égalisation RIAA consiste d’une part à pré-accentuer le signal qui sera gravé sur les flancs d’un vinyle, ceci en atténuant les basses fréquences et en augmentant l’amplitude de celles qui sont le plus aigües. D’autre part, cette égalisation influe lors de la lecture de vos disques vinyles, cette fois ci en atténuant les fréquences élevées et en amplifiant les graves. 

 

RIAA

RUMBLE : Vibration de très basse fréquence provoquant un effet de ronflement

S

SCINTILLEMENT : Effet parasite dû à une vibration du son induite par une variation rapide de la vitesse, de votre platine vinyle par exemple.

SEPARATION DES CANAUX : Ce terme désigne la capacité d’une cellule phono à isoler ses canaux gauche et droit entre eux.  Une bonne séparation des canaux se mesure à différentes fréquences pour que la mesure gagne en pertinence, ces tests se mesurent en dB. L’image stéréo créée par l’écoute d’une cellule ayant une bonne isolation entre ses canaux est remarquable. Ainsi, plus la séparation est importante meilleure sera la restitution audio finale.

SHELLAC :  Autre nom donné aux  « 78 tours » ou « SP ».

SILENT BLOC : Petite pièce qui fait la jointure entre deux éléments d’un système afin de minimiser les vibrations induites par ces dernières et donc le bruit qui peut s’en dégager.

SP : ou Short Play (courte durée en anglais), c’est également un synonyme de 78 tours et la durée correspondant à l’écoute d’une face dépasse très rarement les 3 minutes.

SPHERIQUE : Le profil de taille sphérique d’une pointe de lecture est celui le plus utilisé sur le marché. Il est plus simple à usiner et cela implique des coûts de construction plus faible que ses concurrents.

STYLUS : Ou diamant, il s’agit de la pointe de lecture de votre cellule hi-fi à aimant mobile.

SYNCHRONE : On dit qu’un moteur est synchrone si sa vitesse de rotation dépend de la fréquence délivrée sur secteur (Europe : 50 Hz ; USA-canada : 60 Hz). En théorie, ils ne sont pas affectés par les fluctuations de tension. Leur équilibrage étant aisé, ils sont peu bruyants et engendrent peu de vibrations, en particulier s’agissant des modèles de dernière génération alimentés en 16 V ou 24 V.

T

TENSION DE SORTIE : On fait ici référence à l’amplitude du signal électrique généré par la cellule phono lors de son oscillation dans un sillon classique. Cette tension se mesurant en millivolts, est dans la majorité des cas comprise entre 0,1 mV pour les cellules MC dont le niveau de tension de sortie est le plus bas, et de l’ordre de 5mV pour une cellule MM de bonne fabrication. Il est très important de connaître la tension de sortie de votre cellule HI-FI afin de choisir le préampli phono adéquat ou bien de le paramétrer de façon optimale.

TILT : cf Azimuth

TRACKING WEIGHT : cf force d’appui

TRANSFORMATEUR ELEVATEUR DE TENSION : Ou ‘Step-up’ en anglais, il sert à adapter une cellule MC sur une entrée phono MM. Les cellules à bobines mobiles (MC) ont un niveau de sortie plus faible que celui des cellules MM, c’est précisément pour pallier à cette incompatibilité qu’intervient le transformateur élévateur de tension. Cependant le signal doit garder toute son intégrité en termes d’informations sonores et donc le Step-up devra être fabriqué avec des bobines de qualité remarquable pour induire un minimum de distorsion et ainsi remplir son rôle d’élévateur de tension et d’adaptateur d’impédance.

TRANSITOIRE (REPONSE) : Plus communément appelé dynamique, la réponse transitoire fait référence à la capacité d’un système pour passer d’une note à une autre, le plus rapidement possible. Une chaîne HI-FI jouissant d’une bonne dynamique pourra se vanter d’avantages relativement abstraits, mais certes non négligeables. Cela se traduit par une restitution franche de la musique, reproduisant sans aucune inertie les attaques les plus rapides de certains instruments de musique. Les deux paramètres à retenir lorsqu’on étudie une réponse transitoire sont le temps de montée (d’une note à une autre) et l’overshoot (ou suroscillation, dans le cas où la suspension serait trop souple et que des oscillations non désirables apparaîtraient). Une dynamique élevée est donc souhaitable notamment pour restituer un son dont le niveau de tonalité changerait brusquement. Pour une réponse transitoire optimale, le système doit revenir rapidement à son équilibre lors de modifications de l’amplitude,  et cela sans écarts trop importants.

TRANSPARENCE : Notion qui définit le niveau de visibilité et de détail.

TRIODE : Tube électronique de préamplification ou d’amplification à trois électrodes. Le terme peut aussi définir un type de montage utilisant des tubes.

U

UNIPIVOT : Un bras unipivot voit son axe traditionnel remplacé par une unique pointe. Celle-ci limite au maximum les frictions et donne une totale liberté au bras qui permet à la cellule de suivre le sillon avec une justesse extrême.

V

VERTICAL (ANGLE DE PISTE) : Ou Vertical Tracking Angle (VTA) en anglais. C’est l’angle entre le plan du disque vinyle et la droite qui relie la pointe du diamant au point pivot de l’équipage mobile.

 

Vertical Tracking Angle

 

VINYLE : Ce terme employé de façon courante, est synonyme de « disque à microsillons 33 tours de 30cm ». La fabrication de cette matière provient tout d’abord d’un gaz incolore nommé le chlorure de vinyle, une fois polymérisé on obtient du PVC (Poly Vinyl Chloride) ou polychlorure de vinyle. La société Columbia fut la première à presser des disques dans cette matière et c’est grâce à ses avantages que le disque vinyle a su s’implanter commercialement durant les années 50, jusqu’à faire disparaitre les 78 tours durant la décennie suivante.